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Une librairie avec un seul livre. Analyse d’un coup de génie ?

Encore un grand homme de communication comme l’Asie sait en faire ! De mon point de vue de professionnel, ça pourrait être du génie !

Résumé des faits

Voici ce que j’ai lu dans cet article de The Guardian. Depuis mai 2015, un libraire japonais ayant une boutique dans le district de Ginza à Tokyo, visiblement réputé pour ses boutiques de luxe, a fait le choix osé de ne proposer qu’UN SEUL livre par semaine à ses clients. Chaque semaine, il modifie la décoration du magasin en fonction de la thématique du livre qu’il a choisi et fait intervenir régulièrement l’auteur dans sa boutique durant ces sept jours.

Ceci pour créer une expérience vraiment forte et interactive entre le livre et le lecteur.

Et bien je trouve ça incroyablement génial et je vais vous expliquer pourquoi cet homme a tout l’air d’un génie de la communication à mes yeux !

Du Yin Yang appliqué

Ou l’Art de jouer avec les contraires, de faire naître au milieu d’un état, son exact opposé.

Un seul livre et une boutique toute en sobriété dans une zone spécialisée en produits de luxe, déjà il attise la curiosité le Monsieur. Il bénéficie qui plus est d’un apriori positif grâce à l’aura de qualité de ses voisins. L’emplacement est donc capital pour la dimension « sérieuse » et respectable de sa démarche

Rare et sobre au milieu d’une profusion luxueuse. Vous voyez d’ici le point noir au milieu du blanc ou le point blanc au milieu du noir ?

Changer la déco toutes les semaines : le rêve de beaucoup de boutiques ! Avec la trésorerie adéquate c’est merveilleux et ça crée une curiosité sans cesse renouvelée !

Une semaine et pas un jour de plus… Ach rareté. Et puis… il est seul maître à bord !

Son entreprise lui ressemble

C’est lui seul qui choisit. A l’heure où les offres pléthoriques sont la norme et où obtenir l’engagement des « supporters » en leur demandant leur avis est devenu une fièvre, lui pose une autorité simple et endosse le rôle de l’expert du lieu. « Ici c’est moi qui tranche ».

Donc si on croit en lui, en son goût, en sa culture, en son audace, en son autorité finalement et qu’on adopte son univers, alors on revient !

Et comme ce Monsieur a saisi le potentiel de sa démarche, il décroche de la visibilité – en ligne ou pas – à l’international et reçoit des invités de marque venus de partout dans le monde, ce qui attise encore plus la curiosité, l’engouement et valide son concept. Je suis prêt à parier qu’il vendra bien plus de 2 000 livres (chiffre annoncé dans l’article de The Guardian) cette année.

Ma conclusion

Vous l’aurez compris, j’adore cette démarche. Elle est audacieuse c’est entendu, mais elle est également parfaitement orchestrée à travers le choix du lieu, le concept jusqu’au-boutiste et sa capacité à susciter l’intérêt à l’international.

Soyez sûrs d’une chose, il ne s’est pas contenté de s’offrir le délire de faire une librairie à un livre « juste pour rigoler ». Il y a derrière, une véritable volonté de créer l’événement, de poser une image de marque forte, artistique, engagée et rassembleuse et surtout, il y a le talent d’un homme de communication brillant (et/ou bien accompagné).

Et vous conviendrez avec moi que cela n’empêche pas la poésie et une certaine spiritualité dans la façon de faire… c’est même tout le contraire !

La preuve je me trouve à en parler alors que 10 000 km et (au moins) 18h30 de trajet nous séparent ! Et si cela vous donne à vous aussi l’envie d’aller voir, je vous mets le plan ci-dessous.

P.S. : Si vous vous demandez pourquoi il y a un mot en vert et un mot en rouge dans cet article… c’est que vous ne connaissez pas encore le secret (musique dramatique) !

Source de l’image : The Guardian

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  1. どうもありがとうございます!
    Merci pour cet article. Ginza est deja une curiosite en soi. Cette librairie ressemble a une perle dans un ecrin magnifique. J’essayerai d’y passer quand je retournerai a Tokyo. Je note l’adresse.

  2. Bonjour Yves,

    Je débarque sur ce site suite à l’article fou de Morgane Sifantus (elle ne serait pas un peu dingue aussi par hasard ???? Ah ah ah)

    J’adooooore ce concept ! Mais ce livre… a-t-il plus d’un mot ?

    Par contre, heu… moi, suis atrocement curieuuuuse et je voudrais savoir (s’il vous plait Monsieur à qui je promets que je ne dirais rien… ou presque) c’est quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii le secret alors de ces deux mots (le vert et le rouge)?

    Une excellente journée à tous !

    Christel

    1. Bonjour Christel et bienvenue :)

      Merci pour cette avalanche de points d’exclamation et de « i » qui fait du bien à la rétine !

      Pour rester dans le ton, le secret des mots rouges et verts est un mystère ancestral gardé par des moines enragés qui pratiquent la chirurgie par les plantes. Je ne peux rien en dire sans courir d’énormes risques.

      Sinon, votre question intervient à un moment délicat où la boutique de ce site est en travaux. Le lien que j’ai malicieusement placé en fin d’article ne peut donc pas vous apporter la réponse tant souhaitée.

      Je suis obligé de vous glisser discrètement que c’est à la page 11 de mon ebook interactif « Le jeu du chemin » que se trouve la solution de l’énigme qui vous taraude :)