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Un bon travail est un travail dur… ah bon ?

Bonjour à tous,

Vous l’aurez sans doute remarqué, nombre d’entrepreneurs “souffrent” dans leur activité. Leur travail leur paraît difficile, épuisant, exigeant… ce qui n’empêche pas qu’ils soient heureux de le faire, mais au prix d’énormes dépenses d’énergie et de beaucoup de stress. Je connais aussi…

On a tendance à se dire que “c’est le métier qui rentre”, “qu’on n’a rien sans rien”… C’est fou comme la sagesse populaire est riche de ces expressions qui nous encouragent à nous crever la nénette (j’aime bien cette expression) pour gagner notre vie.

Et je crois que c’est, dans une large part, ce poids culturel qui nous amène à choisir des chemins raides et difficiles. Comme pour se dire “j’en ai sué, donc j’ai bien travaillé”. Comme si un bon travail devait être douloureux et harassant. Comme si on ne pouvait être fier de soi qu’après de grands sacrifices.

Or, il n’est écrit nulle part qu’un bon travail est travail qui vous met sur les rotules. Lors d’une séance de formation hier, j’ai évoqué la métaphore de l’eau qui, à ce sujet est bien plus “maline” que nous je crois.

La métaphore de l’eau

Lorsque l’eau rencontre un obstacle infranchissable pour elle, une montagne par exemple. Essaye-t-elle de passer en force à travers ? S’entête-t-elle à forcer le passage dans ce qui lui est impénétrable ? Non bien sûr que non. Elle fait tout simplement le tour et poursuis sa route de l’autre côté !

Si nous envisageons notre pratique professionnelle de cette façon, cela nous amène à choisir des business models plus simple. Plus viables. Moins sacrificiels. A aborder des prospects réceptifs plutôt que des sceptiques qu’il faudra convaincre durant de longues périodes…

A être plutôt fier de nous parce que les choses se font facilement !

Vu comme ça, je trouve absurde de se féliciter parce qu’on en a bien ch… sué non ? Je ne rejette pas le challenge, ni le goût de l’effort. Mais de là à ne chercher que la difficulté, histoire de satisfaire quelques adages épuisant et certainement une éducation très axée là-dessus… Pas sûr ! C’est tout l’art de la stratégie, selon moi, que de trouver à contourner les montagnes plutôt que de chercher à toutes se les prendre de front.

Mon conseil

A ceux qui finissent la semaine sur les rotules, qui se trouvent “obligés” de négocier comme des fous chaque centime avec leurs prospects, qui font des pieds et des mains pour convaincre des cibles sceptiques : Demandez-vous si, par hasard, dans votre passé, on ne vous aurait pas un peu martelé qu’un bon travail est un travail rude. Et demandez-vous si il s’agit d’une fatalité ou plutôt d’un a priori qui pourrait se contourner. Comme le fait l’eau…

 

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  1. En voilà un article qui me parle! Je crois que ce qui m’inspire le plus c’est d’entendre des gens comme toi qui sortent des idées préconçues de la bonne société moutonnière. J’ai été élevé aussi avec l’idée que le mérite se gagne par un travail harassant et je suis en train de me défaire doucement de la culpabilité de faire un travail agréable et que j’aime (grâce à toi entre autre) un bon travail c’est un travail fait avec passion et respect :)

    1. Je plussoie cette réponse et n’ai rien à ajouté :p
      Merci pour cet article, chef !

    2. Alexandra, Iti, je sais, pour vous avoir rencontré plus ou moins longtemps que vous avez déjà compris cette nécessité et je dis bravo !

      Ne reste qu’à en faire une partie intégrante de sa vie et de sa stratégie… et peut être de faire passer le mot pour que d’autres prennent plaisir à faire ce qu’ils font :)

      Merci à vous de vos messages !

  2. C’est dans l’étymologie même du mot travail que la souffrance est induite … travail viendrait de “tripalium” = engin de torture à 3 pieds … brrrr ça fait froid dans le dos ! En plus de l’application de tous tes supers conseils, je propose un brainstorming pour trouver une alternative au mot travail !!! ;)

    1. Julie, je me souviens qu’au CP, j’avais une maîtresse qui avait compris que les enfants étaient effrayés et perdaient leurs moyens quand ils avaient un “contrôle”.

      Elle nous a donc expliqué que ce mot n’était pas important. Et elle a dès lors appelé ces évaluations, des “jeux”. Je ne crois pas me tromper en disant que nous avons tous été soulagés.

      Pour remplacer le “travail”, nous pourrions parler de “jeu” qu’en dis-tu ? Et plus encore qu’un mot, je crois que c’est une pratique qui est à ré-enchanter.

      En tout cas, j’ai pris grand plaisir à te lire et à retrouver ce vieux souvenir !

      Merci à toi :)

      1. Ouuuuh et bien j’aurais bien aimé la rencontrer cette maîtresse, ça m’aurait soulagée aussi !!! :o)
        C’est fou comme certaines rencontres peuvent nous permettre d’avancer le cœur plus léger … merci à toi Yves ! ;o)

        1. Plus de 20 ans après, Madame Savre – puisque c’était son nom – fait encore des émules :)

          Ceci dit, je suis tout à fait d’accord avec toi, revenir sur ces grandes rencontres fait d’ailleurs partie des étapes importantes de mon travail avec mes clients parce que justement, elles nous forgent et ont un impact fort sur nos convictions d’entrepreneurs et d’êtres humains tout simplement.

          C’est fou ce que ça nous apporte quand on y repense !

  3. D’accord avec ce chouette article ! et je dirais même plus : si les choses ne se mettent pas en place facilement, si vous devez lutter, lutter encore pour de surcroît ne pas avoir le résultat escompté, alors peut-être est-ce parce que cela n’est pas “juste”.

    Si vous rencontrez trop d’obstacles, alors il faut avoir la sagesse vous arrêter.
    La fluidité des actions que vous menez doit être votre guide, si alors ce n’est pas le cas, il sera plus sage d’emprunter un autre chemin.

    1. Je suis tout à fait d’accord Sophie ! Savoir renoncer est un art délicat à manipuler, mais bien utilisé, il est salvateur c’est certain.

      Merci à vous pour cet ajout

  4. Un article qui tombe à point nommé sur de fortes émotions vécues hier que j’ai vite pris le temps de décoder.

    Quand on a été éduquée dans le “sois fort”, le chemin de l’assouplissement est parfois rude.
    Se prendre les montagnes en plein front finit par user et fatiguer. D’ailleurs, c’est drôle, le week-end dernier, j’ai choisi un autre endroit pour aller en pleine nature, un chemin plat, nettoyé par la commune, auprès d’un ruisseau et en plus ombragé, que du bonheur.
    Jusqu’ici, j’allais marcher sur un chemin caillouteux où je ne pouvais pas lever les yeux de mes pieds pour admirer le paysage, qui grimpait tellement que je ne regardais plus le bout pour ne pas me décourager. Une côte aride entourée de buis, sans point d’eau empruntée par la résistance pendant la seconde guerre mondiale.
    J’en mesure tout le symbolisme maintenant en lisant ce que j’écris, c’est impressionnant.

    Allez zou, je vais faire la planche et me laisser porter au fil de l’eau !
    Merci Yves pour cet article.

    1. Patricia, voilà une métaphore géniale ! C’est très pertinent et passionnant de voir que votre prise de conscience se traduit dans tous les domaines de la vie.

      Personnellement, j’adore me promener en traversant des champs en ligne droite… mais en diagonale. Ce sentiment de pouvoir avancer en choisissant mon propre itinéraire sans buter sur des obstacles toutes les deux minutes me plaît infiniment :)

      J’adore votre témoignage ! Merci