Bonjour à tous !

Comment qualifier mon métier ? Une question pressante pour beaucoup de professionnels. Et bien nous pouvons retourner le problème dans tous les sens, savoir comment s’appelle ce que vous faites n’a que peu d’importance, ce qui compte c’est précisément… ce que vous pouvez faire pour vos prospects ! Je vous encourage donc dans cet article à passer du déclaratif (je suis expert de ceci ou cela), au démonstratif (voilà ce que je fais).

Le déclaratif : l’art du flou

Comme je le disais dans mon billet Linkedin intitulé « Sans déconner c’est quoi ton métier ? », le simple fait de nommer votre métier ou votre spécialité n’a que peu d’intérêt. Ce n’est ni précis, ni évocateur, ni personnel, ni différenciant.

On croise énormément sur Linkedin, des professionnels aux dénominations échevelées (je m’excuse par avance si vous vous retrouvez dans ces exemples, mais lisez le reste du texte et vous y trouverez peut-être matière à réflexion). « Designer de rencontres », « Artisan du bien-être au travail », « Élévateur émotionnel » ou que sais-je… Cela me rappelle un sketch de Pierre Desproges où il évoquait un « capilliculteur bio-cosméticien ». Un coiffeur donc.

Soyons francs, ce titre indique-t-il ce que ces gens peuvent faire pour vous et moi ? Non. Non, non et non. Ce n’est différenciant, ni crédibilisant, ni, donc, attirant.

Mais alors me direz-vous, comment sortir du lot et attirer à moi mes futurs clients ? Comment construire une réputation, une identité de marque qui permette l’affluence et les opportunités ?

Et bien c’est simple : au lieu de déclarer ce que vous êtes (soi-disant car ce sont bien souvent des mots valises qui sont utilisés), expliquez clairement l’objet de votre travail !

Le démonstratif : ce que je peux faire pour vous

J’accompagne actuellement une personne formidable et extrêmement compétente (auteur chez Dunod, ce n’est pas rien) dont le travail est d’accompagner des décideurs qui se trouvent confrontés à un choix délicat – et bien souvent personnel. Ses clients la sollicitent car, alors qu’ils sont payés pour choisir, trancher, donner des orientations fortes et claires, ils se trouvent dans la pire des position : ne pas savoir quoi faire.

Elle les fait sortir de leur cadre habituel (via un voyage ou autre expérience immersive) pour accéder au cœur de leur problème, le faisceau de peurs qui brouille leur vision globale du problème. Faire évoluer leur carrière en quittant un poste prestigieux et confortable, accepter une évolution vers le digital, une opportunité de rachat etc.

Quel nom voulez-vous donner à cela sans tomber dans des poncifs – donc l’invisibilité – ou au contraire dans un titre complètement fantaisiste et donc décrédibilisant ?

N’est-il pas mille fois plus explicite et efficace de créer des contenus qui décrivent, avec des termes choisis, ses actions ? Cela lui permet alors de mettre en avant sa façon bien à elle d’atteindre les résultats attendus par ses clients, de raconter les éléments de son parcours qui lui ont permis de développer ses aptitudes et sa méthode, bref, d’interpeller ceux qui ont besoin d’elle en créant empathie et inspiration.

Expliquez-moi ce que vous faites

Laissez-donc de côté les grands termes. Concentrez-vous sur ce que vous faites réellement et prenez la place nécessaire pour le raconter. Avec qui ? Pour faire quoi ? De quelle façon ? Pourquoi comme cela et pas autrement ? Avec quels résultats ?

Les gens se foutent éperdument du nom de ce que vous faites, ils ont besoin de comprendre ce que vous pouvez faire pour eux.

Ils veulent s’identifier à vos compétences, pas en connaître le nom. Savoir que vous êtes la personne dont ils ont besoin pas de savoir que vous savez composer des intitulés de poste. Cela n’exclue pas – bien au contraire – un choix de mots clés consciencieux pour être trouvé, mais tout est dans la façon dont vous l’exprimez. Soyez simple, clair, positif et précis. A ce propos, je vous encourage à lire cet autre article Linkedin que j’ai écrit sur le sujet des idées qu’on n’oublie pas.

Un peu de Nature pour conclure

Pour conclure par une métaphore naturelle, j’oserais dire que l’abeille se tamponne le dard du nom de la fleur qu’elle butine (vous l’imaginez entrain de survoler un pré et de se dire « Oh tiens, un pissenlit – ou peut-être devrais-je dire un taraxacum dissectum… ? »).

La plante doit donc exprimer clairement le deal qu’elle propose à l’insecte qu’elle cherche à contacter : « Viens ici, tu trouveras une nourriture riche et en quantité suffisante. Pour preuve, j’émets une odeur, j’ai des formes et des motifs de couleur qui te le suggèrent et je t’indique la voie pour atteindre le nectar que tu recherches. »

Ça paraît sensé, vous ne trouvez pas ?

On en discute par ci ?
Et recevez la newsletter par là

Work is always in progress...

Bienvenue