Bonjour à tous,

Dans la Nature, il y a deux sortes de plantes : les plantes sauvages, qui subviennent à leurs besoins depuis la graine jusqu’à mesurer parfois 100 mètres de haut et les plantes domestiques qui comptent sur un jardinier pour avancer.

Born to be wild

La plante sauvage ? C’est celle qui essaie, copie et innove jusqu’à trouver un modèle stable et efficace en misant sur une collaboration étroite avec les autres acteurs de sa niche. Elle abrite un écosystème incroyablement varié et dispose d’une panoplie d’outils en fonction de l’évolution de cet écosystème. Je vous renvoie à mes articles sur l’orchidée Ophrys ou la passiflore par exemple.

Moi vouloir être chat

La plante de jardin, elle, a besoin d’un jardinier pour la planter, nourrir son sol, lui donner de l’eau quand il fait sec, la protéger quand il fait froid, la soigner quand un problème survient etc.

Par conséquent, la plante de jardin est limitée dans son expansion par les désirs du jardinier. En échange de cette relative sécurité, de ce confort insouciant, elle doit donner des fleurs et des fruits, ne travaille pas ses défenses et est bloquée dans son évolution par un cadre défini par d’autres.

Jailhouse rock

Mais les entreprises comme les plantes sont capables d’émancipation ! Vous connaissez le lierre ? Vous connaissez les bambous ? Ce genre de plantes que vous mettez dans un pot comme ça, parce que c’est beau. Vous rentrez chez vous un moment et quand vous revenez, vous en avez jusqu’au bout du jardin parce qu’elles ont transpercé le pot et qu’elles se sont multipliées à grande vitesse.

Les entreprises sont tout à fait capables de se sortir de la domestication. De la dépendance absolue à un jardinier/financeur. De se passer des subventions pour aborder une ère construite sur un véritable business model et sur la capacité à capter les opportunités plutôt que d’attendre qu’elles soient apportées.

Dans mon e-book « Mon entreprise me ressemble » je vous mettais en garde contre les business models du web reposant sur la publicité. Il en va de même pour les subventions diverses.

Un modèle à suivre ?

Chez les humains l’économie collaborative est une belle démonstration de business models alternatifs. Cela dit, si l’aspect communautaire vous refroidit, voyez du côté de certains agriculteurs qui transforment leur production et la vendent parfois eux-mêmes.

Les boulangers-agriculteurs sont une bonne inspiration puisqu’ils cultivent leurs céréales et en font un produit fini qui valorise la matière brute. Ils sont alors moins dépendants des cours internationaux et peuvent privilégier des circuits de distribution courts.

Quoi qu’il en soit, que vous vendiez des idées, des services ou des produits, le meilleur conseil à retenir du vivant, c’est de miser sur ce qui vous constitue. La question n’est pas de savoir si c’est original, mais de savoir ce qui constitue vos forces. Vos atouts. Agilité, rapidité, goût du déplacement ? Analyse, lenteur, puissance ? Réseau ? Expertise, parcours etc.

C’est là que se trouve de quoi constituer une entreprise capable de cultiver l’indépendance en s’ancrant dans l’écosystème que constitue sa niche.

Crédits photos : Yves Bonis

P.S. : Si vous vous demandez pourquoi il y a un mot en vert et un mot en rouge dans cet article… c’est que vous ne connaissez pas encore le secret (musique dramatique) !

Désormais posez-moi toutes vos questions ici !
Et recevez la newsletter par là

Work is always in progress...

Bienvenue